Passages de l'Utopie

Objectif et programme de la journée

Entre le colloque, la schubertiade et le match d’improvisation, ces cinquièmes « utopiades » devraient être l’occasion, dans le temps d’une journée de travail, d’exposer, de confronter et d’hybrider un corpus de propositions utopiques issues de champs disciplinaires contrastés.

Les exposés seront brefs et toucheront des domaines et des problématiques de départ contrastées : philosophie, architecture, agriculture, mobilités, art contemporain. Les confrontations rapprocheront deux postures distinctes : la posture analytique et la posture projectuelle. Les hybridations réintroduiront la question de l’articulation entre plusieurs échelles (d’espaces, d’usages ou de temps), au cours des débats et ateliers qui seront consacrés à croiser les arguments des duettistes pour inventer des programmes inédits.

Elles s’inscrivent dans le cadre d’une unité d’enseignement de projet urbain et territorial (master 1 et 2) intitulée « Utopies métropolitaines», proposée par Pascal Amphoux, professeur. S’articulant cette année autour d’une ligne de transport public tangentielle de l’agglomération nantaise, l’enjeu pragmatique est de produire un ensemble d’utopies réalistes – à bref, moyen et long terme – le long de cette ligne et de développer plus singulièrement des visions prospectives autour des haltes et des milieux qui peuvent la structurer.

L’enjeu pédagogique de cet enseignement est de faire monter simultanément programmes et projets à trois échelles qui seront successivement abordées :
-? celle de la métropole (Grand Nantes),
-? celle d’un territoire rural ou péri-urbain en mutation, en projet ou en chantier (sept stations repères : entre L’échangeur du Cardo sur le périphérique et le Bac d’Indret sur la Loire),
-? celle de l’architecture (un bâtiment et un espace public inscrits dans ce territoire).

Nouvelles mobilités, densifications différentielles, naturations actives sont des thèmes de référence, entre lesquels chacun doit inventer son projet et son programme. Comment ? C’est à se mettre en situation d’invention programmatique que ces utopiades sont consacrées.